Eau potable : la « Safe-water » à la conquête de la zone Cemac

Ce nouveau dispositif de purification d’eau par un processus qui élimine tout risque de maladie hydrique sans utiliser des produits chimiques est présenté aux autorités du Cameroun.

Dans le cadre de sa participation aux efforts que l’Etat fournit dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable par les populations camerounaises, la chambre de commerce internationale (IC3) entreprend depuis quelques semaines de présenter aux autorités locales le « Safe-water », sa nouvelle machine de purification de l’eau produite par son partenaire Safeman. Et c’est la ville de Bertoua, chef-lieu de la Région de l’Est, à environ 330 km de Yaoundé, la capitale du Cameroun, qui a reçu en premier la caravane conduite par le président directeur général (PDG) de l’IC3, Sean Mbi Takem Baiyee, le jeudi 22 mars 2019.

« L’eau passe à travers un filtre à particules, puis à travers un filtre à charbon actif, avant d’atteindre la chambre unique à UV-LED Safe-water. Cette eau est ensuite purifiée dans la chambre UV-LED par un processus utilisant la nanotechnologie », expose le directeur technique d’IC3, Ayuk-Tang Willbroad, sur le mécanisme de purification de l’eau par la « Safe-water ». « Ce dispositif permet de produire 480 litres d’eau potable par heure pendant 20 ans. Le dispositif peut être connecté au réseau électrique de 220 V tout comme il peut être alimentée par des panneaux solaires et dispose d’une batterie de 24 volts d’une autonomie d’au moins 4 heures en continu », souligne le PDG d’IC3. Pour rassurer les populations sur la qualité de l’eau obtenue, le Partner Manager d’IC3, Francis Zok Messe, indique que « la technologie que nous utilisons est conforme aux normes internationales pour fournir une eau potable de qualité. Le terme « eau salubre » est bénéfique pour la population et indique que toutes les impuretés et les bactéries sont éliminées. Par ailleurs, cette eau est écologique car aucun produit chimique ni métal lourd n’est utilisé dans le processus de purification ».

La « Safe-water » est un investissement très peu coûteux à long terme. En effet, selon ses concepteurs, « en investissant à environ 9 millions de FCFA l’unité, la « Safe-water » alimente tout un quartier ou village à partir d’un endroit stratégique ». Parce que les populations ne peuvent pas acquérir une machine par foyer qu’IC3 se tourne vers les collectivités territoriales décentralisées (CTD) qui peuvent subventionner son acquisition pour une utilisation par un plus grand nombre de ménages et à moindre coût. « Pour amortir les coûts d’investissements et d’entretien, nous conseillons aux CTD la vente de cette eau à raison de 25 FCFA la bouteille d’un litre et demi », souligne le Partner Manager, Francis Zok Messe. Sur la source de captation de l’eau, le directeur technique d’IC3 indique que « l’eau à purifier peut provenir de n’importe quelle source (Camwater, forage, source naturelle, puits d’eau, etc.). Cette diversité de sources d’approvisionnement renforce la crédibilité du produit final ».

Safeman garantit l’utilisation de cette machine pendant un an et après, l’entreprise se charge de former des maintenanciers sur place pour la continuité.

Après le Cameroun où IC3 est en train de conclure des partenariats avec plusieurs communes, la « Safe-water » entame dans quelques jours sa conquête de la zone de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac) composée de la Centrafrique, du Cameroun, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad. Un marché sous-régional conséquent qui a l’avantage de la libre circulation des personnes et des biens. Bien plus, l’économie de ces pays est en renaissance après les années de chute des prix du cours du baril du pétrole.

Bernard Bangda

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