Intégration régionale : Cinq nouveaux Etats ratifient l’accord sur la zone de libre-échange continentale

Le Burundi, le Lesotho, la Namibie, la Sierra Leone et l’Afrique du Sud ont consenti à ratifier cet accord sur la zone de libre-échange continentale (ZLEC). C’était au cours du 31ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) qui s’est déroulé le 1er et 2 juillet 2018 à Nouakchott en Mauritanie. Ce qui fait passer le nombre de pays africains ayant ratifié l’accord sur la ZLEC d’un, le Rwanda, à six dans un contexte où, malgré la signature par 49 pays, il faut que 16 le ratifient pour qu’il entre en vigueur.  Selon les observateurs, c’est grâce au lobbying du président rwandais, Paul Kagame, qui assure également la présidence, que ces cinq pays ont ratifié cet accord.

Pour rappel, la décision de créer la ZLEC (première étape du processus de l’application de l’accord africain, un des éléments phares de l’Agenda 2063 de l’UA) a été prise en janvier 2012 au cours de la 18ème session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, alors que les négociations sur la création d’un tel espace commercial n’ont été lancées qu’en 2015. En effet, c’est en juin 2015 que les jalons de la ZLEC ont été posés avec le traité de la zone tripartite de libre-échange de Charm el-Cheikh. Celui-ci a regroupé le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). La création de cette ZLEC, l’un des projets clés de l’UA, doit permettre l’élimination progressive des droits de douane entre pays membres, favorisant ainsi le commerce au sein du continent et permettant aux pays africains de s’émanciper d’un système économique trop centré sur l’exploitation des matières premières. L’UA estime que sa mise en œuvre permettra d’augmenter de près de 60% d’ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain (seul 16% du commerce des pays africains s’effectue avec d’autres pays du continent.)

Toutefois, le calendrier de sa ratification n’a jamais été respecté.

Bernard Bangda

 

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