La BAD accorde 500 millions de dollars pour les énergies renouvelables

Ces fonds seront répartis entre les promoteurs de grands projets et les fournisseurs d’off-grids pour l’électrification de l’Afrique par les énergies renouvelables.

La Banque africaine de développement (BAD) vient d’ouvrir 500 millions de dollars pour une ligne de crédit baptisée Facilité pour l’inclusion énergétique (FEI) au profit de développeurs de projet d’énergies renouvelables en Afrique.

La première tranche de 100 millions de dollars, destinée à l’off-grid, permettra aux fournisseurs du secteur d’étendre leurs services, surtout dans les zones rurales où les populations ne sont pas souvent connectées au réseau national d’électricité. Dans des pays comme le Nigeria, les ménages vont acquérir des kits solaires pour une autonomie vis-à-vis du réseau.

Le reste, 400 millions de dollars, permettra de soutenir les grands projets de production électrique destinée au réseau. Ces fonds vont bénéficier aux producteurs indépendants d’électricité (IPP) qui développent des projets de moins de 25 MW, et qui nécessitent un investissement autour de 30 millions de dollars.

La création de la FEI intervient quelques semaines après la tenue de la 21ème édition de l’African Energy Forum (AEF), à Lisbonne au Portugal, du 11 au 14 juin 2019. A cette occasion, les investisseurs ont réclamé plus de financement pour le développement des projets d’énergies renouvelables. Du coup, plusieurs partenaires au développement s’engagent à soutenir la BAD. Il s’agit du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), de All On, de Calvert Impact Capital, de la Fondation Shell, de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), et du Département du développement international du gouvernement (DFID) du Royaume-Uni et la Commission de l’Union européenne. Cele-ci promet un ajout de 40 millions d’euros au financement de la BAD.

Hugo Van Tilborg, responsable des infrastructures et des relations avec la BAD au sein de l’Union européenne justifie cet engagement : « La FEI est un excellent exemple de la manière dont l’Union européenne a développé des initiatives de financement innovantes avec des partenaires financiers tels que la BAD, pour stimuler et réduire les risques liés aux investissements du secteur privé, sans lesquels nous ne serions pas en mesure de répondre à la demande énergétique croissante, ni de fournir un accès à une énergie durable en Afrique subsaharienne ».

Bernard Bangda

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