La Banque mondiale offre 60 millions de dollars US au Mali pour l’agriculture dans les zones arides

L’annonce est faite ce mercredi 11 juillet 2018 par la directrice des opérations de la Banque mondiale (BM) pour le Mali Soukeyna Kane : « La BM a approuvé le jeudi 5 juillet 2018 une aide totale de 172 millions de dollars US allouée par l’Association internationale de développement (IDA) au Mali ». Selon Mme Kane, 60 millions, octroyés sous forme de dons et crédits, sont destinés à améliorer la productivité agricole et la résilience dans les zones arides des régions de Kayes, Koulikoro et Ségou, ainsi que l’intégralité de la région de Mopti. Sur la forme de cet appui financier, l’agence locale de la BM indique qu’« il se compose à la fois de transferts monétaires directs et d’aides à la production, par la fourniture d’intrants, de services et d’infrastructures agricoles, mais aussi d’un appui aux institutions communautaires et nationales ».

Les fonds mis à la disposition du Mali par l’IDA serviront également à financer deux autres projets. D’abord, sur les filets sociaux « Jigisemejiri » à hauteur de 52 millions de dollars US dans les régions de Kayes, Sikasso, Koulikoro, Ségou, Mopti, Gao et Bamako. Il s’agit de contribuer à la sécurité alimentaire. Par ailleurs, 60 millions de dollars US serviront à l’appui des politiques de développement pour la réduction de la pauvreté et la croissance inclusive au Mali. Selon le communiqué de l’IDA, cette opération va favoriser la lutte contre la pauvreté, renforcera les droits fonciers et améliorera la concurrence dans le secteur des télécommunications.

Pour rappel, et selon une présentation faite sur le site officiel de la BM, le Mali, vaste pays de près de 18 millions d’habitants (selon les statistiques de 2016), a une économie très peu diversifiée et exposée de ce fait aux fluctuations des prix des produits de base. Traversé par le fleuve Niger, son territoire essentiellement désertique subit les conséquences du changement climatique. Malgré une population clairsemée, dont 10 % seulement vit dans les régions du Nord, la forte croissance démographique, conjuguée à la sécheresse ont fait monter l’insécurité alimentaire, la pauvreté et l’instabilité. La fourniture de services publics sur ce territoire est compliquée, affecte la cohésion sociale et crée des disparités géographiques.

En dépit d’une situation sécuritaire qui se dégrade, les performances économiques du pays restent bonnes, avec une croissance robuste. L’agriculture et les services ont bien résisté à l’instabilité ambiante et permettent de tabler sur un taux de croissance de 5,8 % en 2016 (contre 6 % en 2015).

Bernard Bangda

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *