Le gouvernement du Sénégal et la société civile main dans la main pour la promotion de la bonne gouvernance

Au cours des six dernières années, l’indice de transparence du Sénégal est passé de 36 à 45. Ce qui dénote de l’engagement de ce pays d’Afrique de l’Ouest à faire de la bonne gouvernance une priorité. Bien plus, en 2018, le Sénégal a indiqué son intention de mettre en place une gouvernance transparente en rejoignant le Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP), la même année où l’Union africaine avait déclaré son thème « Gagner la lutte contre la corruption : une voie durable vers la transformation de l’Afrique ».

En vue de promouvoir la transparence dans la gestion publique, le gouvernement du Sénégal, en partenariat avec ONE Campaign et Open Government Partnership, a organisé un atelier multipartite de deux jours qui s’est déroulé les 17 et 18 janvier 2019 à Dakar, au Sénégal. Cet atelier avait pour objectif de fournir des orientations sur les processus, procédures et meilleures pratiques de gouvernance inclusifs et ouverts sur les structures OGP nécessaires pour assurer la durabilité de la transparence dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Déjà, au cours de ces travaux, le directeur exécutif de ONE en Afrique, Rudo Kwaramba-Kayombo, a félicité le gouvernement du Sénégal « pour son leadership dans la promotion de la bonne gouvernance et de la transparence, ainsi que pour la réalisation récente de toutes les conditions préalables à l’adhésion à l’OGP ». Pour Mme Kwaramba-Kayombo, « il s’agit de transformer et d’ouvrir le processus qui inclut tous les citoyens dans la manière dont ils sont gouvernés et dont les ressources sont gérées. Il est temps de lever la barre de la bonne gouvernance non seulement au Sénégal mais aussi partout en Afrique. »

Tout en souhaitant « la bienvenue au Sénégal dans la famille OGP », le coordonnateur régional principal de l’OGP, Theophilous Chiviru, a indiqué que « nous sommes impatients de travailler avec les réformateurs du gouvernement et de la société civile pour faire avancer les réformes de gouvernement ouvert, qui rendent le gouvernement plus transparent, plus responsable et plus à l’écoute des besoins des citoyens ».

Chiviru a également lancé un défi aux parties prenantes sénégalaises : « Nous invitons les parties prenantes sénégalaises à renforcer l’ambition collective et le pouvoir de transformation d’OGP afin de relever collectivement les plus grands défis sociétaux auxquels le pays est actuellement confronté, tels que la corruption, les inégalités et la prestation de services ».

Pour rappel, le partenariat pour un gouvernement transparent est une plate-forme internationale qui réunit les réformateurs des gouvernements et les dirigeants de la société civile dans le but de prendre des mesures concrètes pour rendre les gouvernements plus ouverts, plus réactifs et plus responsables. Depuis sa création en 2011, le Partenariat est passé de huit pays fondateurs et de neuf organisations de la société civile à 79 pays partenaires, 20 gouvernements locaux et des milliers d’organisations de la société civile.

L’Afrique compte actuellement 14 gouvernements nationaux et quatre gouvernements locaux qui font officiellement partie de l’OGP.

Bernard Bangda

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