Un milliard de FCFA du Japon pour la riziculture au Cameroun

Le 20 août 2019, le ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, et l’ambassadeur du Japon au Cameroun, Tsutomu Osawa, ont signé une convention de don. Qui est estimé à 200 millions de yens, soit environ un milliard de FCFA, pour l’acuisition d’équipements agricoles. C’est le Projet de développement de la riziculture pluviale de plateaux en zone forêt (Proderip) qui en est le principal bénéficiaire.

Pour l’ambassadeur du Japon, « à travers ce don, mon pays veut promouvoir le développement socioéconomique du Cameroun. Nous voulons accroître la productivité et la qualité de riz et renforcer la sécurité alimentaire et la croissance de l’agroalimentaire du Cameroun ».

Côté Cameroun, Alamine Ousmane Mey indique que « cette convention va nous permettre de réduire les importations de riz et d’améliorer le solde de la balance commerciale du Cameroun. Au final, elle va renforcer la sécurité alimentaire ».

Ce n’est pas la première intervention du Japon dans la riziculture au Cameroun. En effet, depuis le lancement du Proderip en 2011, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a contribué à la formation 10 000 agriculteurs et distribué 75 000 tonnes de semences. Dans sa deuxième phase en cours, le Proderip entend former 4 000 nouveaux agriculteurs.

Pour rappel, cette convention arrive à un moment où les importations annuelles de riz au Cameroun s’élèvent à 120 milliards de FCFA. Une situation qui se justifie par une production annuelle de 300 000 tonnes pour une demande nationale de 600 000 tonnes.

Le Proderip vise l’amélioration de la production et la qualité du riz au Cameroun. Il est mis en œuvre dans les régions du Sud, de Centre, de l’Est et du Nord-Ouest.

Bernard Bangda

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